Il y a des “oui” qu’on donne très (trop) vite.
👉 “Oui, je vais le faire”
👉 “Oui, je peux m’occuper de ce sujet”
👉 “Oui, je vais gérer ça”
Par réflexe, habitude ou même par loyauté. Et sur le moment, ça semble plus simple que de refuser.
Sauf qu’à force, tu accumules. Tu disperses ton énergie. Tu avances sur mille sujets, sans avoir vraiment de place pour ce qui compte le plus.
Tu sais ? le vrai problème ne vient souvent pas du manque de temps.
Il vient du nombre de choses auxquelles tu dis oui sans même te demander si tu avais encore la disponibilité pour l’intégrer dans ton agenda.
Pourquoi dire non est si difficile
Chez beaucoup de femmes managers, le refus reste associé à quelque chose de négatif. Dire non peut donner l’impression de :
– décevoir
– sembler moins impliquée
– créer de la tension
– passer pour quelqu’un de “pas assez aidante”
Alors tu acceptes. Même quand :
– l’agenda est déjà plein
– la fatigue est là
– le sujet n’est pas prioritaire pour toi
– ou que ce n’est simplement plus possible
Et honnêtement, je vois cela très souvent dans mes accompagnements. Certaines managers deviennent les “variables d’ajustement” de toute l’équipe.
Elles absorbent, compensent. Elles prennent encore un sujet “temporairement”. Jusqu’au moment où la surcharge devient permanente.
Le pire, ce n’est pas la quantité de travail
C’est la dispersion mentale. Chaque nouveau “oui” ajoute :
– une charge cognitive
– des arbitrages supplémentaires
– des interruptions
– des décisions à suivre
– une tension de fond
Les recherches sur la charge mentale montrent d’ailleurs que le cerveau récupère beaucoup moins bien quand il reste saturé de tâches ouvertes et d’engagements multiples.
Résultat :
👉 tu penses que tu avances sur ton travail
👉 mais tu le fais avec très peu d’énergie (et donc d’efficacité)
Et petit à petit, ça devient ton mode de fonctionnement.
La matrice d’Eisenhower change beaucoup de choses
C’est un outil simple… mais extrêmement concret, comme je les aime. Dwight D. Eisenhower distinguait 4 types de tâches :
– ce qui est urgent et important
– ce qui est important mais non urgent
– ce qui est urgent mais peu important
– et ce qui n’est ni urgent ni réellement utile
Le piège, c’est que beaucoup de managers passent leurs journées dans l’urgence des autres.
Alors que les sujets vraiment importants :
– réflexion
– management
– stratégie
– développement des équipes
– récupération
…passent toujours après.
Petit à petit, tu ne pilotes plus vraiment ton énergie. Tu réponds seulement aux sollicitations. Et ça change tout.
👉 D’ailleurs, j’ai créé une ressource que je t’offre pour t’aider à utiliser la matrice d’Eisenhower dans ton quotidien de manager. Tu peux y avoir accès juste ici.
Dire non ne veut pas dire être fermée
Dire non, c’est parfois :
👉 protéger une priorité
👉 préserver ton énergie
👉 éviter de t’engager à moitié
👉 rester fiable sur ce qui compte vraiment
Et contrairement à ce qu’on imagine, un refus clair crée souvent plus de respect qu’un “oui” frustré. Tu n’as pas besoin de te justifier pendant dix minutes.
Quelques phrases simples suffisent :
– “Je ne pourrai pas prendre ce sujet correctement en ce moment”
– “Je préfère être honnête sur ma capacité actuelle.”
– “Je peux t’aider sur un point précis, mais pas porter l’ensemble.”
– “Ce n’est pas prioritaire au regard de mes engagements actuels”
– “J’aurais besoin de retirer autre chose pour accepter ce sujet.”
Clair, respectueux et sans agressivité.
Ce que tu peux tester :
Avant de répondre “oui” à une nouvelle demande, prends 30 secondes.
Et pose-toi simplement ces questions :
– Est-ce vraiment prioritaire ?
– Est-ce que j’ai la place mentale pour cela ?
– Qu’est-ce que ce “oui” va déplacer ou sacrifier ?
– Est-ce un vrai choix… ou un réflexe ?
Parfois, le leadership commence aussi là.
Dans la capacité à protéger ton énergie, ton cadre et ce qui mérite vraiment ton attention.
👉 Si tu n’as pas encore téléchargé ma formation gratuite sur la matrice d’Eisenhower, c’est juste ici.
